Le Fonds Vert pour le Climat accompagne la Côte d’Ivoire dans l’émission des obligations vertes
16 janvier 2025
Le Fonds Vert pour le Climat accompagne la Côte d’Ivoire dans l’émission des obligations vertes

Selon l’International Capital Markets Association (ICMA) les obligations vertes sont des obligations pour lesquelles les fonds collectés doivent exclusivement être utilisés pour financer ou refinancer, en partie ou en totalité des projets verts. 

La première obligation verte a été émise par la Banque Européenne d’Investissement (BEI), en 2007. Depuis lors, plusieurs Instituons de crédit et Agences de développement ont emboité le pas tel que le Fonds Vert pour le Climat (FVC) à travers son programme « Plateforme Globale de Dette Verte et de Résilience » (GRDP). 

 

Ce cadre vise à combler le déficit de financement pour l’adaptation et l’atténuation du changement climatique en stimulant l’émission d’obligations vertes dans dix pays cibles principalement en Afrique subsaharienne : l’Angola, le Bangladesh, le Brésil, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Kenya, la Namibie, le Sénégal et l’Ouganda. 

 

La GRDP soutient la Global Green Bond Initiative (GGBI), un programme d’investissement dirigé par l’UE porté par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) à hauteur de 600 millions d’Euros. Ce fonds d’investissement contribue à développer les marchés des obligations vertes et à accroître les flux d’investisseurs européens dans les projets verts dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, améliorant ainsi leur accès au capital vert. 

 

La Côte d’Ivoire bénéficie à cet effet d’une assistance technique du GGBI, mise en œuvre par le Programme des Nations Unies (PNUD). Pour matérialiser cette assistance, les consultations nationales et engagement des parties prenantes dans le cadre de l’Initiative Globale du Fonds Vert pour le Climat sur les obligations vertes et la dette durable ont débuté ce jeudi 16 janvier 2025 à Silver moon hôtel (Angré 7è tranche).

 

La rencontre a été présidée par le Directeur de Cabinet , Monsieur Parfait KOUADIO Représentant  le Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition écologique, Monsieur Jacques Assahoré KONAN en présence de la Représentante Résidente du PNUD Madame Blerta CELA, de la représentante de la Délégation de l’Union Européenne et plusieurs structures étatiques, internationales, du secteur privé, du milieu de la recherche de  la société civile etc.

Le représentant du Ministre a dépeint les phénomènes climatiques extrêmes que les pays africains subissent (inondations, sécheresses, érosion côtière etc) . 

Le   financement climatique porté par les partenaires au développement comme le Fonds Vert pour le Climat se présente comme une solution incontournable.

« L’émission des obligations vertes viendra renforcer les capacités des marchés financiers nationaux, à stimuler les investissements dans les projets verts alignés sur nos PNA et nos CDN et à structurer la dette durable. », a-t-il indiqué.

Pour sa part, la Représentante résidente du PNUD, Mme Blerta CELA a félicité la Côte d’Ivoire pour ses efforts ambitieux de conjuguer développement durable et résilience climatique. Le pays est jugé apte à capitaliser ses ressources financières en souscrivant à ces obligations vertes.

« A  l’échelle mondiale, le marché des obligations vertes a dépassé les 2000 milliards USD en 2023 et continue de croître. La Côte d’Ivoire avec sa stabilité économique et sa capacité démontrée à mettre en œuvre des projets structurants est idéalement positionnée pour devenir un acteur majeur de ce marché en Afrique . Car le potentiel est estimé à plus de 20 milliards USD de mobilisation à travers les projets alignés sur les objectifs de développement durable (ODD).», a-t-elle soutenu.

Il faut noter par ailleurs que l’atelier a été interactif, les participants ont émis plusieurs recommandations notamment le renforcement de capacités en vue d’être bien outillés.

Pour rappel, les besoins de la Côte d’Ivoire pour mettre en œuvre ses CDN sont estimés à 22 milliards USD répartis entre 10 milliards USD pour l’atténuation et 12 milliards USD pour l’adaptation.

 

 

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