Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable représenté par son Directeur de Cabinet de Cabinet , KOUADIO Parfait a conduit une délégation du 08 au 12 mai 2023 à la 10ème Réunion du Conseil d’Administration du Mécanisme LOCAL à Bruxelles, la capitale belge.
La délégation du MINEDD était constituée de KOUADIO Emmanuel, coordonnateur du projet CBIT-FEM et KUMASSI Philippe sous-directeur à la Direction de la Lutte contre les Changements Climatiques (DLCC) ainsi que , des Experts du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité et des experts du Ministère de l’Economie et des Finances.
Le mécanisme LoCAL est le mécanisme de financement de l’adaptation au changement climatique au niveau local (Local Climate Adaptive Living). Il a été conçu par l’UN Capital Development Fund (UNCDF), ou Le Fonds d'équipement des Nations Unies. LoCAL est mis en place à l’initiative des pays afin de promouvoir des communautés et des économies locales résilientes au changement climatique en établissant un mécanisme national standardisé et internationalement reconnu pour canaliser la finance climatique vers les autorités locales, permettant ainsi de renforcer la résilience au changement climatique des communautés de manière vérifiable. Le Mécanisme LoCAL combine des subventions pour la résilience climatique basées sur la performance (SRCBP) qui assurent la programmation et la vérification des dépenses liées au changement climatique au niveau local tout en offrant de fortes incitations à l'amélioration des performances en matière de résilience accrue avec de l’assistance technique et un appui au renforcement des capacités ainsi qu’un système de suivi et d'assurance qualité. LoCAL entend répondre ainsi aux objectifs de l’Accord de Paris, au processus de mise en œuvre des Plans Nationaux d’Adaptation et contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) liés au climat avec des actions concrètes au niveau sous-national, là où elles sont les plus nécessaires.
Une série de plusieurs activités au menu de la rencontre
Quatre évènements ont été organisés au cours de la rencontre de Bruxelles en Belgique.
Déclaration de la Côte d’Ivoire
Le chef de la délégation ivoirienne représentant le ministre Jean-Luc ASSI a porté dans son adresse devant 16 ministres et 8 représentants membres du LoCAL des solutions pratiques, des politiques et des engagements politiques pour une action accrue en matière d'adaptation.
M. KOUADIO Parfait a d’emblée présenté sous le leadership du Président de la République Alassane OUATTARA les trois PND (Plan National de développement) : 2012-2015, 2016-2020 et actuellement 2021-2025 apportant au pays une croissance soutenue et inclusive.
Cette croissance reste toutefois confrontée à des défis de résilience et de durabilité face aux changements climatiques ainsi qu’à l’inclusivité des communautés locales.
Le pays a poursuivi ses initiatives par l’adoption des mesures d’adaptation et d’atténuation au changement climatique dont la révision de ses CDN, explique le chef de délégation.
« A cet effet, de nombreux efforts sont consentis par l’Etat de Côte d’Ivoire en vue d’intégrer dans sa stratégie de développement pour l’ensemble des secteurs de l’économie des programmes et projets d’adaptation au changement climatique, d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et de développement durable des communautés locales… Ainsi, la République de la Côte d’Ivoire a procédé à la hausse ses CDN avec un objectif de réduction de 30,41% de ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Les CDN prévoient également l’intensification des actions dans les secteurs à vulnérabilité élevée, à savoir les secteurs de l’Agriculture, des Ressources en Eaux, des Terres et de la Foresterie, des Ressources Côtières et de la Santé Humaine. De plus, une participation des acteurs étatiques et non-étatiques à tous les niveaux et à tous les secteurs est fortement intégrée .».
L’adhésion de la Côte d’Ivoire au mécanisme LoCAL a jeté les bases de la prise en compte des options d’adaptation avec un aspect particulier de l’intégration des communautés locales.
« Depuis 2019, la République de la Côte d’Ivoire est consciente de l’importance du mécanisme financier LoCAL dans l’atteinte de ses aspirations en matière d’adaptation. Son expérience avec le LoCAL a permis d’expliciter dans ses CDN, le rôle clé des acteurs locaux et surtout des autorités locales dans ses efforts dans la mise en œuvre de la thématique de l’adaptation. Ce rôle primordial a été également mis en exergue dans le PNA qui sera disponible en juin 2023, avec un certain nombre d’investissements dédiés aux collectivités territoriales. L’intégration des collectivités territoriales permettra à la République de Côte d’Ivoire d’être en adéquation avec les besoins des populations les plus affectées, en prenant en compte les diversités locales qui sont à la base des stratégies d’adaptation effectives tout en produisant des résultats tangibles », a-t-il expliqué.
Le Directeur de Cabinet a lancé un grand appel aux partenaires techniques et financiers présents à injecter plus de financements dans ce mécanisme dans l’objectif de contribuer non seulement à la lutte contre les changements climatiques, mais également à faire avancer la décentralisation au sein des pays membres pour le bonheur des communautés locales.
Depuis son expansion mondiale en 2014, LoCAL a considérablement évolué. En 2022, LoCAL a mobilisé plus de 328 gouvernements locaux, représentant plus de 15 millions de personnes dans 17 pays.
Grâce à un plaidoyer efficace auprès du Comité d’Adaptation de la CCNUCC, LoCAL est désormais un outil reconnu pour le financement de l’adaptation climatique au niveau local, disponible dans le portail des connaissances relatives à l’adaptation de la CCNUCC. En 2022, reconnaissant son rôle dans l’accélération de la mise en œuvre de l’adaptation au niveau local, le Conseil a approuvé l’extension de la facilité LoCAL pour une nouvelle période de cinq ans, avec l’objectif d’atteindre au moins 42 pays et de transférer 500 millions de dollars d’ici 2027. Il a en outre approuvé les observations présentées par les pays membres pour que le mécanisme soit reconnu en tant qu’approche non-marché (NMA) en vertu de l’article 6.8 de l’Accord de Paris.