Lutte contre les changements climatiques: Le Programme intégré Net-Zéro Nature Positive officiellement lancé en faveur des collectivités
03 avril 2026
Lutte contre les changements climatiques: Le Programme intégré Net-Zéro Nature Positive officiellement lancé en faveur des collectivités

Prévu pour une durée de 6 ans, le Programme intégré Net-Zéro  Nature Positive sera implanté dans 13  régions. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée le jeudi 02 avril 2026 au Noom hôtel Plateau en présence de Mme Indira Yanni-Domingo, Directrice de Cabinet adjointe représentant le Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique en présence de plusieurs personnalités.
l'objectif du Programme Intégré Net-Zéro Nature-Positive  (NZNP) de la Côte d'Ivoire est d'aider le pays à intégrer les stratégies d'atténuation du changement climatique et de conservation de la nature dans sa stratégie de développement, afin de faciliter la transition vers une trajectoire d'émissions nettes zéro et de nature positive dans le secteur de l'Agriculture, Forêts et autres Affectation des  terres.

Dans son message, la Directrice de Cabinet adjointe  a rappelé l’importance pour la Côte d’Ivoire de bénéficier de ce programme. «Nous accueillons favorablement le Programme intégré  Net-Zero Nature-Positive  comme une initiative opportune et transformatrice. Alors que nous faisons face aux réalités du changement climatique et de la perte de biodiversité, aligner nos systèmes financiers sur les priorités environnementales n’est pas seulement nécessaire mais une urgence fondamentale.», a-t-elle indiqué.
Poursuivant, mme Yanni-Domingo a martelé que c’est le moment d’agir — ensemble — pour un avenir net zéro et positif pour la nature ».

Au nom du PNUD, Gaël Olivier le Représentant résident adjoint a noté que le NZNP est une aubaine de potentialités économiques tout en réaffirmant l’accompagnement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).  « Au-delà de la réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre de la Cote d’Ivoire, ce projet porte une ambition humaine. Il s’agit de lutter contre la pauvreté, de réduire les inégalités de genre et d’offrir des opportunités économiques durables aux populations les plus vulnérables, notamment dans les zones confrontées à des défis de sécurité alimentaire et de migration.»

Le Programme intégré Net-Zéro Nature Positive est financé  par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) à environ 3.4 milliards de FCFA avec pour agence de mise en œuvre  , le PNUD et pour entité d’exécution, le Programme National Changements Climatiques (PNCC). Selon le représentant du FEM, Les résultats des Programmes de financements du mécanisme financier démontrent, en fournissant un soutien technique et financier à ces initiatives, comment la motivation, la créativité, la technologie et les connaissances traditionnelles permettent de trouver des solutions concrètes à certains de des problèmes sociaux les plus urgents.
Au nom des bénéficiaires, Madame Ouattara Epouse COULIBALY Aminata, Vice-Présidente du Conseil Régional du Hambol et représentant l’Assemblée des Régions et Districts a relevé que les collectivités territoriales sont appelées à jouer un rôle clé pour soutenir efficacement les efforts nationaux en matière de lutte contre les changements climatiques. C’est pourquoi, le projet vient répondre aux défis que rencontrent les régions. « Ce projet dispose d’une capacité considérable pour contribuer à la valorisation des potentialités agricoles régionales, à la dynamisation de l’économie locale, à l’amélioration des revenus des populations et à la création d’opportunités d’emplois, au niveau des territoires.  

Partie prenante intégrante, l’Association des Banques et Etablissements Financiers de Côte d’Ivoire (APBEFCI) a indiqué les effets des changements climatiques sur les activités bancaires. Pour M.Béké, l’investissement dans l’atténuation et l’adaptation climatique demeure une opportunité réelle de rentabilité financière.
Le NZNP cible treize régions particulièrement affectées par la déforestation, notamment La Mé, le Gontougo, la Bagoué, le Haut-Sassandra, la Nawa, le Gbêkê, San Pedro, le Hambol, le Kabadougou, le Folon, le Guémon, le Cavally et le Tonkpi. Ces zones concentrent une grande partie des pressions liées aux activités agricoles, notamment la culture du cacao, de l’hévéa et de l’huile de palme. 
Le programme prévoit également le reboisement de 1,5 million d’hectares et la réduction de la perte de couvert forestier sur 550 000 hectares. Il s’articule autour de quatre axes stratégiques : le renforcement de la gouvernance et des capacités, la planification sectorielle des investissements, la mobilisation de financements (notamment privés) et le partage de connaissances.

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